Le blog de l’écomusée de l’avesnois

Découvrez toute l’actualité de l'écomusée de l'avesnois, à travers nos 4 musées « vivants » à Fourmies, Trélon, Sains du Nord et Felleries ! Histoire, savoir-faire et la vraie vie des habitants au pays du Maroilles et du ValJoly et de la Chimay

11 avril 2009

Pourquoi fête t-on la Boissellerie à Felleries ?

À la découverte des « Bois Jolis » de Felleries d’autrefois...

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La seconde édition de la fête de la fête de la boissellerie à Felleries est une occasion idéale de se replonger dans l’histoire de cette petite commune de l’Avesnois, dont la vie économique a toujours tourné autour du bois jusqu’en 1987. Aujourd’hui, seul le musée des bois jolis continue à perpétuer ce savoir faire de la boissellerie qui avait fait la renommée du village. Ce dimanche 19 avril, le village de Felleries va retrouver des dizaines d’artisans qui, l’espace d’une journée, permettra à nouveau à la commune de redevenir la capitale du bois en Avesnois

 

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Pourquoi fête t-on la Boissellerie à Felleries ?

 « Boisselier, c’est un ouvrier qui vend et fait des pelles, des boisseaux, des soufflets, des lanternes, et autres menus ouvrages de bois. Les boisseliers font partie de la communauté des tourneurs. »

Diderot et d’Alembert, Encyclopédie, 1751

 Le mot « boissellerie » apparaît en 1751. Il est dérivé de boisseau (mesure de capacité). La boissellerie recouvre donc la fabrication et le commerce d'objets en bois à caractères utilitaires, ménagers et agricoles.

 

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Felleries et les bois jolis...

 Felleries, dont l'existence est attestée dès le 9ème siècle, est resté jusqu'à la Révolution de 1789, un village de clairière ceinturé par la forêt.

 Cette prédominance des arbres et le manque de fertilité des terres labourables ont très tôt conduit les habitants de Felleries à développer une économie à partir de la seule ressource qui paraissait inépuisable : le bois.

 Comme dans beaucoup de villages forestiers, le bûcheronnage et le sciage offrent un revenu complémentaire à quelques villageois. Mais à Felleries, l’exploitation de la forêt favorise l’apparition de nombreuses spécialités : tourneurs, fabricants de salières, de boîtes ou de tèles (bols) s’installent dans la commune et permettent son expansion.

 Longtemps restée au stade artisanal, la boissellerie occupe de multiples petits ateliers à domicile qui fabriquent l’essentiel de la production. Seuls quelques patrons tourneurs, une dizaine d’ouvriers sous leurs ordres, distribuent les commandes aux petits artisans.

Cependant au XIXème siècle, la naissance de l’industrie textile dans la région de Fourmies et l’amélioration des moyens de transports vers la région de Lille-Roubaix-Tourcoing, entraînent un développement parallèle du tournage fleurisien. Celui-ci évolue pour s’adapter à la création d’articles nouveaux, notamment les bobines pour les filatures (plus de cinq millions par an sont produites à Felleries), tout en maintenant ses productions traditionnelles.

 Felleries devient l'un des principaux centres du département du Nord de production d’articles en bois, nommés, en terme local, les bois jolis.

 

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Très rapidement l’augmentation de la production nécessite des installations plus puissantes et plus modernes. De nombreux artisans enrichis au cours de la première moitié du XIXème siècle implantent des usines plus importantes. Le premier établissement doté d'une machine à vapeur est édifié en 1860 à Felleries. En 1900, six établissements similaires existent déjà.

 La Première Guerre Mondiale a des conséquences dramatiques sur l’industrie fleurisienne et l’environnement. Les usines sont détruites. Seules les scieries sont maintenues pour une exploitation massive de la forêt.

Jenny, une éléphante provenant d'un cirque allemand est même amenée pour déplacer les grumes en forêt ou aux abords des scieries.

 La guerre est suivie d’une période de reconstruction et de prospérité. Mais à partir des années 1930, la crise du textile sonne le glas de l’industrie fleurisienne. Privée peu à peu de ses commandes, elle connaît un déclin irrémédiable accentué dès les années 1950 par l’apparition de nouveaux matériaux comme le plastique qui viennent concurrencer le bois.

La dernière usine a cessé son activité en 1987.

 

Felleries

 L’avenir du bois tourné

 Avec l’industrialisation de la boissellerie, la technique du tournage manuel s’est quelque peu éclipsée au profit de la machine, toujours plus performante. Toutefois, depuis les années 1980, des artistes ont découvert dans le bois tourné un nouveau mode d’expression plastique. Ils ont acquis les gestes et le savoir-faire des anciens tourneurs et donné libre cours à leur imagination à travers des œuvres uniques.

 Dorénavant, le tournage du bois trouve son expression la plus accomplie dans la création artistique contemporaine.

 

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 Le musée des Bois Jolis

 En 1975, suite au succès d'une exposition sur l’artisanat des bois tournés et ouvragés, l’association nouvellement créée des « Amis de Felleries et des Bois Jolis », s’engage dans l’achat d’un vieux moulin à eau, pour le transformer en musée de la boissellerie.

Devenu site de l'écomusée de l'avesnois en 2003, le musée des bois jolis perpétue les gestes d'antan et permet de transmettre ce patrimoine artisanal au plus grand nombre.


Pour en savoir plus sur la fête de la boissellerie 2009, cliquez ici :

http://ecomusee.canalblog.com/archives/2009/03/30/13223626.html#


Posté par Paul Schuler à 14:37 - Histoire locale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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